« L’Art est une blessure devenue Lumière » Georges Braque

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jeudi 2 décembre 2010

(43) l'étreinte


Subtil comme caresse un essaim dérisoire
Le péril qui s’exige et presse le dessein
Module son vertige aux ivresses du soir


En dits évanescents monte l’imploration
La nuit vient dans le jour effacer les mémoires
La fièvre ouvre la fleur au tollé du bourgeon


La tyrannie synchrone épreint* les duettistes
Le vase transsudant* fait l’étreinte embusquée
Et la transe s’invite à l’envol des artistes              

A la cime du flot le mât berce la voile
De ciels en désespoirs l’esquif est balancé
Elle n’est plus que houle, il n’est plus rien que squale

L’élan multiplié enjôle son tourment
Le soupir qui trébuche ascende les étoiles
Au seuil de la clarté voltige le néant

Le spasme éblouissant
Raidit les corps de brume
Et les larmes d’écume
Délient le nœud du sang

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* épreindre : presser quelque chose pour en exprimer le suc.

* transsuder un liquide transsude quand il passe au travers des pores de son récipient et s'accumule à sa surface sous forme de gouttelettes.



auteur : Camal   ELMILI  HAMAYED

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reproduction interdite

2 commentaires:

  1. j'ai lu et relu ce poème...
    de la caresse au spasme... magistral !

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  2. merci Colombe, je reviendrai vers vous. j'ai rajeuni de plusieurs décennies en vous lisant. J'espère pouvoir me remettre plus assidûment à ce blog ces jours prochains inch. CHE

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