Ces vers sont la suite et la fin du poème publié le 31 octobre 2010
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« Bien qu’inguérissable, ô vestales d’instants,
Je vous dois plus que fut votre simple présence
Et plus qu’ont entendu de ma trouble inhérence*
Vous avez éclairé l’imminence des soirs
Qui tombaient en portant ma quête dérisoire
Et souvent apaisé les folles compulsions
D’une âme née en déréliction*.
Ouvrant à vif mes plaies, lissant mes cicatrices,
Sereines, déchirées, soumises, conquérantes,
Dévorées de passion ou rongées par le vice,
Fausses même ou bien indifférentes,
J’ai su par vous que voir était fermer les yeux,
Et encore par vous qu’aimer était entendre,
Et que l’homme à la vie est un dé dans un jeu
Et qu’il est souvent vain de comprendre.
Astres étincelants ou étoiles filantes,
Mon firmament c’est vous ! Je vous ai vues briller,
Et irradiant mon être, en douceur m’arracher
Aux affres de ma nuit permanente.
Tant pis donc si vos feux, qui m’ont tant réchauffé,
M’ont brûlé quelques fois ! Tant pis s’ils m’aveuglèrent
Au lieu de m’éclairer … Eux seuls illuminèrent
Un ciel encor plein de leurs beautés. »
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- inhérence : état de ce qui est inhérent à ...
- déréliction : état, sentiment d'abandon et de solitude morale complète
auteur : Camal ELMILI HAMAYED
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