« L’Art est une blessure devenue Lumière » Georges Braque

Archives du blog

mercredi 5 septembre 2018

(78) parfums de femmes (1979)

   

             
      

PARFUMS de FEMMES



- « Simplette* » sans orgueil, sans ruse et sans chichis*,
A tout et son contraire esprit toujours soumis,
Ange impur qu’effeuilla
A la peine, à la joie,
Le poète apaisé ou la brute adoucie,
Toi qui semblais si fière
Qu’on te sollicitât …

Souvent je pense à toi
Et l’avoue sans manières,
Trois brames* au-delà de tes eaux trop dociles,
Maint* naufrage a châtié mes faux dédains virils …


- Tardive « Messaline* » à moi venue sans gloire
Quand la soif incendia tes entrailles ardentes,
Décatie*, pateline*,
L’œil moins vif que le dard*, narines palpitantes,
Oh ! Surannée* épave avide de butin,
J’apaisai les tourments de la Maitresse-Esclave
Mais - chaque braise en toi le clamait sans pudeur -
Tu m’eusses sans nul doute
Avec des haut-le-cœur*
Âprement* écarté des lumineuses routes
De tes premiers festins …

Aussitôt réchappé de ton volcan de laves,
Je t’ai vite effacée de mes fiers lendemains !


- Trop « Bonne Âme* » d’Airain* aux vertus implacables,
Toi qui poussas si fort mon être endolori
Dedans ton chas d’aiguille* appelé Paradis,
Je veux que tu le saches :
Lorsque le goût du ciel affleurait par tes lèvres,
Les bûchers de Satan me semblaient douces fièvres

N’ayant plus rien été depuis toi que coupable,
Je prie Dieu qu’en Enfer où j’ai choisi d’aller
Nulle de tes semblables
Jamais ne soit chargée
Des flammes ni des fers promis aux égarés* …


- Tant d’années n’ont suffi, « Stérile Ensorceleuse »,
Ni pour que je comprenne
Ni pour que je l’oublie,
Ton regard que brouillait cette lueur étrange
Et le fard* qui montait lorsque mentait ta bouche
Anhélant* oui et non avec ce même air d’ange
Et promettant sans cesse avec des airs farouches …

Toi qui m’as refusé ce qui m’était gagné,
Rien ne m’obsède autant que ce bonheur gâché …


- Belle « Louve Ombrageuse »
Torrent qui dévastas la douceur de mes plaines,
Mon crime fut d’avoir, présomptueusement,
Tenté de me soustraire
A l’empire* insensé où régnaient en tyran
Tes furieuses amours plus rudes que la haine
… C’était pour toi pis que forfaire* !

Mes vœux n’étaient que chair,
Les tiens un testament
… J’ai durement payé le brisement des chaines


- Sublime « Mandragore* »,
Ô fille de Pandore*, 
Tu déchiras le mâle à en faire une bête
Prompte à brouter ton herbe
Et à verser le sang !
La vie frôlait la mort dans tes transes superbes
Et de ton âme inquiète irradiait le néant …
Ô muse du bonheur, du malheur et du doute,
L’extase et le ravage* en toi ne faisaient qu’un,
Le pire et le meilleur incendièrent nos joutes*,
Tout ton être sauvage défiait le sens commun

… Quand le hasard voulut
Croiser nos deux chemins
J’ai sombré dans l’ivresse et oublié le mien.


-  Ma Douce « Cavalière » et ma Monture Altière,
Toi dont la complexion* me fit un lit serein,
Toi qui sus m’émouvoir et affûter mes armes,
Être Amour, être Esprit, être Grâce, être Femme,
N’être toute que chair et être Dilection*,
… Toi qui sus regarder et sus te laisser voir

Je te salue Emcée*,
Qui as illuminé tant d'aubes et de soirs ...



_________________________________________________________________


 auteur :  Camal  Elmili-Hamayed


Reproduction interdite
Copyrights et tous droits exclusifs réservés à

                                             
*****************************************************************


Petit Lexique rapide pour mes Jeunes Lecteurs
(dans l’ordre d’apparition des mots dans le texte)

simplette : femme peu compliquée, facile à vivre

- sans chichis : qui ne fait pas de manières

- brame : cri du cerf en rut

- maint(e) : plus d’un, plusieurs, de nombreux

- Messaline : devenu un nom commun par assimilation à l’impératrice du même nom, épouse de l’empereur romain Claude et réputée pour sa débauche et son appétit sexuel dépravé

- décati(e) : qui a perdu sa fraicheur, vieilli

- patelin(e) : faussement aimable, intéressé, pas fiable !

- dard : l’aiguillon de l’abeille

- suranné(e) : dépassé, ancien, vieilli, d’un autre temps

- haut-le-cœur : mouvement de dégoût

- âprement : très durement

- « bonne âme » : personne qui se veut charitable, bien intentionnée

- airain : métal extrêmement dur

- chas d’aiguille : le trou minuscule de l’aiguille

- égaré(e) : au sens religieux, qui fait fausse route, bon pour l’enfer

- fard : rougeur due à l’émotion, la gêne

- anhéler : haleter, respirer difficilement

- empire : ici au sens de pouvoir tyrannique

- forfaire : agir très mal

- mandragore : plante dont la racine s’apparente à la forme du corps humain, connue pour ses propriétés aphrodisiaques et narcotiques, très présente dans la mythologie et la magie

- Pandore : en mythologie grecque, nom de la très belle première femme humaine, envoyée par Zeus aux hommes pour les punir, porteuse de la fameuse « boite de Pandore » qu’elle a ouverte, violant l’interdiction du Dieu des Dieux et répandant tous les maux de la terre (misère, folie, vice, maladie etc.), ne laissant aux pauvres mortels que … l’espérance !

- ravage : destruction totale

- joute : combat, duel

- complexion : dispositions naturelles et caractère d’une personne

- dilection : amour pur, platonique et spirituel

- Emcée : ce mot n’existe que dans le cœur et l’âme de l’auteur … il restera donc son secret


__________________________________________________________________________________









33 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le parfum est vraiment le guide du poète vers l'ailleurs: ici, le parfum est personnifié.Le parfum est à l'origine de l'action.
      La femme aimée devient muse inspiratrice : son odeur emmène le poète dans un voyage.
      Elle est présente ;on comprend qu’elle est tout près de Lui physiquement,il peu respirer son odeur

      Supprimer
  2. J'attribue quant à moi des pouvoirs bien réels aux parfums. Doté pour ma disgrâce d'un flair de chien de chasse, je ''lis'' le monde en reniflant les alentours... Je n'exige pas forcément d'un odeur qu'elle soit douce ou doucereuse, mais qu'elle me serve d'indication spatiale et temporelle... Le Parfum est une récréation de ce cadastre olfactif et à mesure que mon âge avance, j'en deviens de plus en plus critique et, m'inspirant sûrement de l'ami Süskind, je cherche l'odeur idéale, un non-parfum équivalent à une renaissance... Je promets de partager ici ou ailleurs le résultat de mes recherches...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir élégantissime "LEGO & AUTISME" : cela me gène quelque peu de m'adresser à une "entité" ...
      Votre "disgrâce" est une GRÂCE, même si, comme pour un HYPERMNESIQUE, la souffrance est sans doute de la partie ! On pourrait d'ailleurs en dire autant de l'intelligence quand elle dépasse un peu trop la "médiocrité". Vous savez, le fameux "heureux les imbéciles"... ?

      Me feriez-vous la gentillesse d'ajouter un prénom à votre ENSEIGNE ? Je sais donc déjà que vous êtes un homme puisque vous êtes "doté", sans parler du CADASTRE, du CHIEN DE CHASSE, du NON-PARFUM etc

      Supprimer
    2. D'habitude, on me dit ''mo'' et ce n'est pas une plaisanterie... Heureusement personne n'a jamais encore osé me nier en estimant que ''qui ne dit mo qu'on sent'' ... Une précision : Personne n'a jamais dit ''Heureux les imbéciles''... Quelqu'un a eu le bon goût de dire ''Heureux les Simples d'esprit'' (la traduction exacte est en fait : ''Heureux les pauvres en esprit'') car le Royaume des Cieux est à eux... Mais ce que l'on sait moins ou que l'on oublie, c'est que dans le texte, on ''promet'' le bonheur à bien d'autres ''affaiblis''... Au plan de l'étymologie, une imbécile est quelqu'un qui est simplement privé du bâton (bacillus) sur lequel s'appuie la raison... L'imbécile est donc le déraisonnable... Mais ... peut-être nous éloignons-nous par trop de la poésie ? Ma rattraperais-je en rappelant la chute du ''Vampire'' de Baudelaire ?
      Hélas ! le poison et le glaive
      M'ont pris en dédain et m'ont dit :
      " Tu n'es pas digne qu'on t'enlève
      A ton esclavage maudit,

      Imbécile ! - de son empire
      Si nos efforts te délivraient,
      Tes baisers ressusciteraient
      Le cadavre de ton vampire ! "
      mo'

      Supprimer
    3. Monsieur MO', je vous ai "senti" comme une évidence au moment-même où je vous ai interrogé sur votre identité ! Foi de moi ...
      Merci de ressusciter ces superbes vers que j'avais oubliés et qui figurent à eux seuls la face la plus géniale de MON GRAND CHARLES.
      Prière d'aller voir plus bas ma réponse à Halina.

      Supprimer
    4. Certaines femmes ont une puissance inépuisable d'imagination pour étendre le charme de leur habillement : elles glissent partout de légers intervalles, où l'œil se perd et où se multiplie le désir. Ces femmes, on les aime plus longtemps que d'autres, mais j'en connais qu'en dépit de l'âge on ne cesse d'adorer : elles ont dans l'esprit et dans le cœur une telle surabondance d'imagination, qu'elles lient jusqu'au dernier soupir de leur existence.
      C’est L’Amour avec un grand A;.est-ce qu’il laisse la place pour .....

      Supprimer
    5. Les femmes laissent flotter derrière elles

      Des effluves de parfum évanescent,

      Virevoltant dans la rue comme une hirondelle,
      Vifs,légers,agiles,elles Vous étonnant d,abord

      Supprimer
  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Heureusement, chère Halina, l'amour avec de petits Aa existe aussi et il est même fréquent !!!
      Vos commentaires me rappellent toujours que la PURETE reste bien de ce monde.

      Supprimer
    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
    3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
    4. Je me permets de noter qu'à mon avis, le plus parfait moyen de caractériser une femme, c'est bien d'en étudier le parfum et pour qui sait manipuler et décrypter les exhalaisons, le risque de se tromper avoisine epsilon... mo'

      Supprimer
    5. J’admire ces merveilleux échanges entre auteur et mo ...je pressens une attache secrète entre eux que rien ne peut briser quoiqu’il arrive
      Je ressens 😊..cet aspect du cynisme (Que j’aime bien)cet humour si particulier qu’il à la fois désabusé...☺️et mordant..
      Chacun cherche un jour à donner un sens à so existence
      Sa grâce lui donne la réponse 😊

      Supprimer
  4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, vous "pressentez bien", chère Amie, et pour une 4ème ou 5ème langue je crois, je constate que les subtilités du FRANÇAIS n'ont plus beaucoup de secrets pour vous !
      Le Commentateur distingué et l'Auteur se reniflent en effet depuis de longues années et aucun des deux n'a même besoin des mots de l'autre pour l'entendre ... Mais tous 2 aiment également les mots, le premier surtout pour en "exprimer l'essence et les sens", le second surtout pour s'y cacher ou se draper dans leur chatoiement ; mais quelle frontière est étanche ???

      Supprimer
    2. L’image du manteau (« se cacher,drapé dans chatoiement des mots « )ne fait que refléter l’intérieur,le cœur,le caractère,les émotions....de L’Auteur
      En Lui tout est Lumière qui reflète à l’extérieur
      J’ai l’impression qu’il se pose la question ;Oui ou non la vie humaine a-t-elle un sens et l'homme a-t-il une destinée ?"
      Pense à réel et à vrai. Leurs contraires respectifs sont imaginaire et faux.
      Effectivement ;est-ce qu’il existe une frontière vraiment étanche ??

      Supprimer
  5. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je jure avoir écrit mon dernier post ci-dessous avant d'avoir lu cette sibylline appréciation... Etrange, étrange ...

      Supprimer
  6. Ma Chère, je laisserai LE COMMENTATEUR commenter ...

    RépondreSupprimer
  7. Quant à moi, je ne crois absolument pas à l'étanchéité... Partout, entre les êtres et les choses, il est des tirets qui font l'harmonie du monde. Tout participe à tout et de tout. Chaque spécificité est une conjoncture temporelle, très vite mue en une autre, par justement la conjonction d'éléments qui peuvent être différents ou les mêmes, pris à un autre moment, un autre lieu. Pensée ou matière, la réalité est un immense LEGO dont les pièces essaient de faire s'épouser leurs creux et leurs bosses et chaque fois créent ou recréent... En mon âme et conscience, il est simple et reposant d'expliquer ainsi le monde...

    RépondreSupprimer
  8. Je ne ferai pas l'insulte aux immenses francistes que vous êtes de leur rappeler que le verbe latin LEGO signifie : Je LIS ! ... et que ce verbe est la racine d'un certain mot français qui a l'air de préoccuper : INTELLIGENCE qui vient toujours du latin : INTER LEGERE ... = Lire entre ... Lire dans ... (les lignes, la matière, la pensée, les choses...

    RépondreSupprimer
  9. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  10. Elle semble bien avoir le calme et la lumière ... Ne manquait à Halina que la gentillesse pour être un ''Don du Ciel'' !... Correspondances anthroponymiques. Nous y revoilà ! Merci ...

    RépondreSupprimer
  11. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. gentillesse est une force mais aussi une faiblesse dont profitent les fortes par maladresse ou ....
      La plus haute forme de l’intelligence humaine est la capacité d’observer sans évaluer.
      Mais....
      Prof .Ivy League ainsi que Adam Galinsky d’Harvard et des scientifiques du comportement ont donné pour nom à leur étude (« La plus Haut forme de l’intelligence « )
      Selon cette étude;
      Le sarcasme pouvait à la fois catalyser la créativité en plus de suscité les conflits....?mais...
      Le sarcasme entre des individus qui partagent une relation de confiance a l’effet sur la créativité et (prouvé pour la première fois )son bénéfice cognitif pour les récipiendaires
      Il paraît que toutes les formes d’échanges sarcastiques semblent faire exercer le cerveau et ceux qui avaient usé ou subi sarcasme avait des chances de réussir...ou s’améliorer ☺️..

      RépondreSupprimer

      Supprimer
  12. Le sarcasme est un amusement public ou je verrais quant à moi trop souvent la vengeance. Il est vrai que sa pratique peut être considérée comme une joute cérébrale, mais tout d'abord il faut qu'il soit pratiqué à plusieurs aux dépends d'un tiers. Par contre je pense que le sarcasme en terrain de confiance est - pour moi, bien sûr - du plus mauvais goût. On peut être moqueur, mais pas sarcastique... Maintenant que les victimes-récipiendaires retirent du sarcasme un bénéfice cognitif, je vois bien que c'est possible, mais on change alors de degré et de niveau des qualités pré-requises pour ce faire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si vraiment HALINA signifie "DON DU CIEL", Monsieur MO' vous réussissez là un exploit : me faire découvrir ce que je savais ! Car oui, en Elle sont la DOUCEUR et la LUMIÈRE, la BONTÉ et la BIENVEILLANCE, l'INTELLIGENCE et la GÉNÉROSITÉ, la BEAUTÉ et la PURETÉ ...

      Mais où sont disparus tant de délicieux commentaires ???

      Merci, Cher Maître, de vos toujours profitables, originales et distinguées Leçons

      Supprimer
  13. Je pense que ''DON DU CIEL'' a vu un sarcasme, là ou il n'y avait que sincérité et amicale taquinerie et c'est dommage. Mais je n'ai pas de doute, publie autre chose, et elle reviendra, tu verras!... Mo'

    RépondreSupprimer
  14. Ce génie particulier de l’homme qui comprend la femme mieux que la femme ne se comprend 😊
    Mais oui je suis de retour😀
    Errare humanum est, sed perseverare diabolicum
    Je me permet (qu’on même)de cité qq’un:
    La taquinerie est la méchanceté des bons....
    J,avoue que Votre style ,pointilleux crie la vérité 😊
    Votre logique Vous permet de suivre l’ordre préétabli par contre mon imagination n’a pas de limites ni de frontières😱
    Vous avez(Vous ainsi que Votre talentueux frère)les dons (quasi divins )voir, sentir, imaginer, conter...
    😊Je dois avouer qu’on ne mesure pas un homme par ses actions dans le confort et la commodité, mais dans le défi et la controverse ».
    Tous les deux Vous avez cette lumière ;j’ose dire le Feu qui brûle en permanence (malgré d’apparence calme)
    Les mots manquent aux émotions.☺️

    RépondreSupprimer
  15. Nous le devons aux qualités des hommes qui nous ont éduqués et enseigné les bons principes de la convivialité. Vous, si sensible, je suis sûr que vous savez que la taquinerie est une petite mignardise que se permet de temps à autre l' ''homme de qualité'' car trop de douceur lui soulève le cœur... Imaginez un plat sans une pincée de poivre, ou une pâtisserie sans le grain de sel... C'est à ce titre que je me l'autorise, sans me croire ''homme de qualité'' pour autant... Je crois que c'est tout bêtement de la pudeur, et de cette matière, ça, je puis l'affirmer, je ne manque pas... Que votre nuit soit douce si nous partageons le même fuseau, sinon, que votre jour soit éclatant de tout ce que vous aimez... Mo'

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quelle aventure !!!
      Ainsi donc, Monsieur MO' a décelé un problème, entrevu une solution et obtenu confirmation AVANT-MÊME que je ne réalise ...
      Chère Halina, c'est un mal pour un bien car vos commentaires de "substitution" me semblent moins "contrôlés" que les précédents et les enrichissent : merci d'être simplement ce que vous êtes, c'est déjà tellement, et Monsieur MO' ne pouvait pas s'y tromper.

      Mo' que j'invite urgemment à courir lire le dernier post de DON du CIEL au poème PÈRE ET FILS dont il va se RÉGALER (concerne la FONCTION ÉDUCATIVE du PÈRE VS celle de la mère).

      Je répondrai plus tard sur le fond, chers Vous

      Supprimer
  16. J'avais déjà lu et, répondant à l'invitation, j'ai relu le commentaire de ''Don du Ciel''... Il a cent fois raison, ledit ''Don''... Je puis préciser qu'alors qu'on dit - ce qui est vrai- que le philosophe commence toujours par ''tuer son père'', entendons qu'il commence par rejeter tout ce qu'il a appris pour essayer de ''refaire le monde'', ce qui est le devoir atavique de tout être humain, de tout homme en tout cas, on ne doit pas ignorer que l'on devient homme effectivement à l'issue d'un douloureux conflit avec sa mère. Je m'explique : Ma maman est à moi et à moi seul, elle est née et existe pour m'aimer et me chérir, me couver et me couvrir, elle ne peut être que maman et c'est énorme. Mais vers l'adolescence, mes yeux se décillent et je me rend compte qu'elle est une femme de chair et de sang, qu'elle aime mon père comme une femme aime un homme. Je lui en veux terriblement pour cette trahison, et arrive à la haïr en représailles. Puis l'adolescence passe et je finis par admettre la chose... Je décide alors de l'aimer plus que tout et n'ai plus qu'une hâte, celle de reproduire la chose avec une autre femme. Plus j'ai aimé ma mère, plus j'aimerai la mère de mes enfants... Telle fut mon arrivée dans le monde adulte et depuis que ''la servante au grand coeur'' est partie, je suis totalement incapable de m'avouer - a fortiori d'accepter- son départ... Je remets constamment mon deuil à plus tard... Et il est très tard...

    RépondreSupprimer