à mon ami et mon frère, Abdé B., mort si jeune au printemps 2010, de peine, de solitude, de dignité et d'intelligence
Ils étaient mille t’appelant,
Les bras chargés de vérités,
Le cœur vaillant et endurci,
Leurs grandes ailes déployées
Avec des airs de conquérants
Sur les charniers de Barbarie.
Le cœur vaillant et endurci,
Leurs grandes ailes déployées
Avec des airs de conquérants
Sur les charniers de Barbarie.
La prédation les enivrait !
Pareils à des bêtes féroces,
Leurs yeux brûlant de certitudes,
Ils priaient dieux et, l’âme en paix,
Comme on exerce un sacerdoce
Martyrisaient les multitudes.
Pareils à des bêtes féroces,
Leurs yeux brûlant de certitudes,
Ils priaient dieux et, l’âme en paix,
Comme on exerce un sacerdoce
Martyrisaient les multitudes.
Tu te couchas sur le chemin
- Leurs rires déchiraient la nuit,
Le ciel éteignait tes étoiles -
Et vint la mort poser enfin,
Comme un sommeil par toi choisi,
Sur cet opprobre un dernier voile.
- Leurs rires déchiraient la nuit,
Le ciel éteignait tes étoiles -
Et vint la mort poser enfin,
Comme un sommeil par toi choisi,
Sur cet opprobre un dernier voile.
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Auteur : Camal ELMILI HAMAYED
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